Ecole privée vs publique: un choix parfois cornélien !

Focus sur le système préscolaire et primaire genevois

Suite à notre appel à témoins, nous avons reçu de nombreux témoignages de parents qui, initialement, avaient mis leurs enfants dans des écoles privées pensant leur donner de meilleures chances de réussite mais qui finalement ont changé d’avis. Et, à l’inverse, des témoignages de parents pleinement satisfaits de ces Institutions. Nous allons donc essayer de vous donner un maximum d’informations et d’arguments pour vous aider à y voir plus clair et vous faire votre propre opinion sur la question.

Devenir parent s’accompagne d’un lot considérable de questions. Parmi les plus fréquentes la reprise du travail et par conséquent le mode de garde. Des interrogations suffisamment stressantes pour ne pas penser à celles qui viendront dans le futur. Pourtant, le temps passe vite et, 4 ans plus tard (5 pour les moins chanceux), arrive la fameuse lettre d’inscription à l’école obligatoire.

Alors arrive un nouveau lot de questions se portant, cette fois-ci, sur le choix de l’établissement scolaire. Si celui-ci se porte sur l’école publique aucun problème car une place dans l’école du quartier de résidence est assurée. Par contre, si le choix se porte sur une école privée il serait préférable de s’y prendre à l’avance afin de choisir l’établissement, le plus adapté à l’enfant et aux parents.

 

“En Suisse, la scolarité est gratuite et laïque dans les écoles publiques. 95,4% des élèves font leur scolarité obligatoire à l’école publique, 4,6% fréquentent une école privée contre 20% en moyenne en France en 2018/2019*.”

En effet, la diversité de ces établissements est immense. Un certain nombre d’entres eux acceptent, par exemple, les enfants dès 2 ans soit deux années plus tôt que les écoles publiques suisses. D’autres, sont spécialisées dans des pédagogies alternatives comme Steiner ou Montessori. De manière générale, les écoles privées encadrent et accompagnent mieux l’enfant dans son développement personnel. La pédagogie est adaptée à son niveau tandis qu’en public, il écoute l’enseignant qui doit suivre un programme établi et identique pour toute la classe. Si l’enfant a du retard, c’est lui qui devra le rattraper. En privé, l’enseignant accompagne chaque élève de manière individuelle en adaptant, si nécessaire, le programme à son niveau scolaire en prenant également en compte ses intérêts et ses aptitudes. Il adopte souvent plusieurs méthodes, académiques ou créatives, afin d’atteindre les objectifs de l’année en cours. Un apprentissage très sur-mesure que seul le secteur privé peut se permettre.

Quoi qu’il en soit, mettre son enfant dans le privé est avant tout une question de budget. Il faut savoir qu’en moyenne, une inscription coûtera aux parents plusieurs dizaines de milliers de francs tandis qu’en public, l’écolage sera gratuit depuis la primaire jusqu’à l’université.

Si les parents privilégient une éducation bilingue (car ils ne parlent qu’une langue à la maison par exemple), ils n’auront pas d’autres choix que de s’orienter vers une école privée. En effet, en Suisse, l’école publique enseigne le français en langue principale, l’allemand à partir de la 5P et l’anglais à partir de la 7P. En contrepartie, si les parents sont expatriés et qu’ils ne parlent pas le français à la maison, il serait peut-être préférable pour l’enfant d’aller dans une école publique afin de le confronter à la langue et culture locale.

Outre son système éducatif excellent et reconnu, l’école publique permet aux enfants d’un même quartier de tisser des liens sociaux très forts. Elle est inclusive, mixte et intègre les enfants sans faire aucune distinction d’origine, de culture ou de revenu.

 

“Tant que nous pouvons financièrement, nous continuerons à faire certains sacrifices pour laisser nos enfants en privé surtout entre 3 et 6 ans. Selon Maria Montessori, l’enfant a, dans cette tranche d’âge, une capacité de concentration et d’apprentissage exceptionnelle. C’est l’esprit absorbant. Elle disait même dans ses écrits que la période la plus importante de sa vie se situe entre sa naissance et ses six ans et non pas durant sa période universitaire.”

(Témoignage maman MotherStories)

 

Au futur adulte, l’école publique lui assurera une admission facilitée aux universités et aux autres Hautes Écoles de Suisse. A l’inverse, un étudiant faisant toute sa scolarité en privé et qui souhaiterait poursuivre ses études supérieures en Suisse se retrouvera, très souvent, confronté à des problèmes d’équivalences. Par contre, si il souhaite continuer son cursus scolaire à l’international, son diplôme sera plus facilement reconnu qu’une maturité Suisse. C’est pourquoi, la plupart des diplômés d’écoles privées finissent par partir à l’étranger ce qui peut s’avérer être une très bonne décision si celle-ci est délibérée et non pas subie.

Si le but est que l’enfant fasse toute sa scolarité en Suisse pour ensuite y vivre et y travailler alors oui, il serait peut-être préférable pour lui assurer une meilleure intégration au tissu économique et social local de le mettre en public.

Alors comment savoir, à l’âge de 4 ans, ce que fera son enfant à l’âge adulte. En effet, c’est difficile à prédire sans boule de cristal.

Nous avons remarqué, suite à la récolte de témoignages, qu’il n’est pas impensable de tester les deux. Plusieurs parents ont commencé par mettre leur enfant en privé pour diverses raisons comme le mois de naissance, le choix d’une langue ou d’une méthode alternative. Puis, après quelques années, ils changent d’avis passant du privé au public pour des raisons financières ou du public au privé parce que le programme éducatif traditionnel ne convient pas.

En conclusion, la décision de mettre son enfant dans une école privée ou publique est très personnelle (parfois subjective) et variera en fonction de l’expérience, du parcours et de l’éducation des parents mais aussi de leurs attentes, convictions et bien évidemment moyens. Si eux-mêmes ont fréquenté une école privée et qu’ils en gardent de bons souvenirs, il est fort probable qu’ils réitèrent ce choix pour leur progéniture et vice-versa pour le secteur public.

Il n’y a donc pas de bon ou de mauvais choix et encore moins de bons ou de mauvais parents mais simplement des parents souhaitant le meilleur pour l’avenir de leurs chérubins.

Public vs Privé: Tableau comparatif du système préscolaire & primaire

Si votre choix se porte sur une école privée, pensez bien au points suivant:

  1. Définir la méthode d’enseignement et la pédagogie souhaitée  (Bilingue, Montessori, Steiner…)
  2. Vérifier la réputation de l’école (turnover des étudiants et formations des enseignants)
  3. Se renseigner sur les frais d‘écolage (y compris des activités extra-scolaires  qui peuvent vite faire chauffer la note)

Enfin, n’hésitez pas à visiter les écoles, questionner les professeurs ainsi que les élèves et leurs parents afin d’obtenir un maximum de retours sur la qualité de la structure en question.

 

“A fin décembre 2018, la population résidante totale du canton s’établit à 501748 habitants, dont 40,1 % d’étrangers.**”

Ce nombre important de familles expatriées explique pourquoi il y a tant d’écoles privées dans la région. Ci-dessous, une liste (non exhaustive et sans ranking) des principales de la région genevoise :

Rive Droite :

Centre :

Rive Gauche :

 

Sur demande, en partenariat avec la société de relocation Welcome Service, nous pouvons vous fournir une liste complète et comparative des différentes écoles privées de la région genevoise.

* (https://frontalier.moncoachfinance.com/2019/09/systeme-scolaire-suisse-educatio-6440.html)

**https://www.ge.ch/statistique/tel/publications/2019/informations_statistiques/autres_themes/is_population_06_2019.pdf